David Scarpuzza
Depuis sa sortie de l’IAD en 2014, David Scarpuzza multiplie les expériences artistiques aussi bien à la conception qu’à l'interprétation, sur ou autour du plateau, devant ou derrière le micro ou la caméra. En tant que metteur en scène, il crée Ferme t’asseoir et va ta gueule, projet inspiré par la philosophie d’Albert Camus. En 2016, il initie au théâtre de la Balsamine un projet de recherche autour des manifestes d’avant-garde. En 2019, il co-crée avec Lara Ceulemans RunM*th*rf*ck*rRun, forme immersive et déambulatoire dans le cadre du festival des Blocs à la Cité Modèle de Laeken. En juin 2022 il sort son premier projet musical, DOLCE VITA qui sera suivi en septembre 2023 par AGRODOLCE.
Depuis 2020, en réponse à un besoin viscéral d'action, de sens et de partage, il initie des laboratoires de recherche, sorte de training mensuel pour artistes d’horizons différents. Pendant plusieurs semaines, il invite les artistes à venir partager et échanger autour de leurs pratiques respectives. De ces rencontres nait l’idée du projet TAPETUM LUCIDUM <NOTE> (= danse + théâtre + musique + lolhumourlol + fabulation spéculative + dépassement de soi + soif de liberté + plaisir + plaisir + plaisir)
<NOTE> Tapetum Lucidum fait référence à la structure oculaire qui permet à certains animaux, comme les loups, de voir dans l’obscurité. Cette capacité devient le symbole de sa démarche artistique : avancer et trouver de la clarté, individuellement et collectivement, dans un monde incertain.
Probablement liée aux trop nombreuses heures de documentaires animaliers ingurgitées, David développe une fascination pour les loups; leur symbolique puissante et contradictoire, leur morphologie, leur rythme interne, les décors dans lesquels ils évoluent, mais aussi et surtout leur mode de vie collective. À travers la meute, ce sont les notions de hiérarchie, d’altérité, de soin qui sont interrogées. Ce sont aussi les différentes possibilités que nous avons à faire groupe qui sont expérimentées au plateau. La louve/le loup et la meute, comme catalyseur d’inégalité, de discriminations, de luttes qui traversent nos sociétés de toutes parts. Le point de départ à la dé/re-construction de nos manières d’être vivant.
David Scarpuzza et sa meute poursuivent leur recherche et sont abrité·es au sein de la Verrière depuis septembre 2023.
© image: Lina Scheynius